Nom complet : Nicholas Robert Diaz

Surnom : The Ninja

Date de naissance : 02 août 1983

Nationalité : Américaine

Taille : 1,85 m

Poids : 77 Kg

Posture : Fausse patte

Palmarès : 26-9-0

Catégorie MMA : Mi-moyens (Welterweights)

Style de combat : Boxe, Jiu-Jitsu Brésilien

Petite Biographie :

À l’État civil Nicholas Robert Diaz, Nick Diaz est l’une des figures marquantes de la décennie 2010 des arts martiaux mixtes et de l’Ultimate Fighting Championship (UFC), la ligue la plus prestigieuse de la discipline. Né le 02 août 1983 à Stockton en Californie, le combattant américain d’origine mexicaine a une histoire singulière. Malgré des débuts difficiles, il finit par s’élever dans sa discipline pour en devenir une des étoiles les plus brillantes.

Dans le cas de Nick Diaz, le Happy Ending n’est pas forcément là où on l’attend. En effet, après avoir combattu les difficultés de la pauvreté et l’appel de la délinquance, Nick Diaz n’est pas devenu champion. Mais son combat de tous les jours et son abnégation l’ont conduit vers les arts martiaux, où il a trouvé une thérapie. Nick Diaz leur a bien rendu en créant, durant sa carrière, un style de combat et un personnage dont l’abnégation a inspiré des milliers de combattants, dont son petit-frère Nate, vainqueur d’une ceinture à l’UFC. Nick Diaz a de son côté réussi à devenir champion dans d’autres ligues comme la World Extreme Cagefighting ou Strikeforce.

Les arts martiaux pour échapper à la délinquance

La vie de Nick Diaz aurait pu ne ressembler qu’à celle de nombreux garçons de Stockton qui, fatigués d’encaisser les coups de la pauvreté, se réfugient dans la délinquance.

Des coups, justement, le Californien en a encaissé très tôt. Né dans une famille modeste, il se faisait brimer dès son plus jeune âge à l’école. Pour résister, il commence très tôt à prendre des leçons de karaté. Il faut dire qu’à Stockton, un jeune homme d’origine mexicaine ne passait pas forcément les journées les plus tranquilles. Le jeune garçon n’avait que sa mère, son beau-père, sa sœur et son frère Nate à la maison où la famille avait du mal à joindre les deux bouts. Hors de la maison, il faut faire avec le racisme et l’influence des gangs.

Les arts martiaux deviennent donc progressivement une embellie dans son quotidien assombri par les problèmes. Pour ne rien arranger, ses crises de colère poussent sa mère à révéler aux enseignants du jeune adolescent qu’il prend des traitements pour ce problème.

Manquant de professionnalisme, certains de ses enseignants partagent l’information avec des camarades de classe de Nick, au lycée public de Tokay à Lodi, où il fait ses études secondaires. Il devient alors la cible de provocations et enchaîne les bagarres. « On me déplaçait d’une école à l’autre, on me mettait sous médicaments et mes camarades de classe se moquaient de moi parce qu’après avoir été perturbateur en classe, les professeurs disaient toujours aux autres enfants que je prenais des médicaments et que parfois je ne les prenais pas », confie-t-il.

En plus du Karaté, il commence à prendre des cours de lutte et de boxe. Il fait également un peu de natation. Progressivement, il se rend compte qu’il ne veut gagner sa vie qu’à la force de ses poings et se prépare à faire carrière. Il commence également à s’entraîner au Jiu-jitsu brésilien à la Cesar Gracie Academy, un descendant de la famille du fondateur de cet art martial.

Dans le même temps, il se fait de plus en plus rejeter par le système scolaire après ses bagarres qui lui donnent une étiquette d’individu dangereux, alors qu’il n’est encore qu’un adolescent. Il faut dire que Nick Diaz, n’est pas forcément la personne la plus mature du monde.

Les  années difficiles lui ont fait accumuler une énorme quantité de colère que seule sa famille et sa petite amie arrivent à retenir. Malheureusement, il perdra cette dernière dans des conséquences tragiques. « Avant mon premier combat professionnel, le 5 juillet 2000, un ami a organisé une fête chez lui. La nuit précédente, Stéphanie (sa petite amie ; NDLR) m’avait dit qu’elle m’aimait. Après la fête, j’allais retourner chez elle avec son frère, mais certains amis n’allaient pas bien et vivaient près de chez moi. J’ai dû les raccompagner. Une heure plus tard, j’ai reçu un appel de sa mère. “Tu es avec Stéphanie ?” Inquiète, elle est venue me chercher directement chez moi et m’a emmenée la chercher. Sur la Frontage Road de l’autoroute 99, il y a eu un accident. Elle avait marché et s’était tuée. Sa troisième tentative de suicide avait réussi. Après ça, j’étais un adulte. Tout était fini. Je n’étais plus un enfant. J’ai gagné mon premier combat au premier round avec un étranglement et je ne pensais qu’à elle » , raconte Nick Diaz.

Un style unique de combat dans le monde des arts martiaux mixtes

Sous la direction de César Gracie, Nick obtient une ceinture noire en jiu-jitsu brésilien (BJJ) en 2007. En tant que compétiteur de cette discipline, il s’était déjà distingué en tant que champion des États-Unis du tournoi national des ceintures violettes en 2004.

L’année suivante, il avait remporté le titre des ceintures marron poids moyen pour un autre tournoi national en 2005. Il commence même à enseigner le Jiu-Jitsu à Stockton. Il s’entraîne également à la boxe avec l’ancien champion WBC et WBA, Luisito Espinosa, ainsi qu’avec le boxeur médaillé d’or Andre Ward. Petit à petit, le style de combat de Nick Diaz prend forme. Véritable terreur au sol, grâce à sa maîtrise du Jiu-Jitsu brésilien, il peut terminer ses combats sur des étranglements et des soumissions de différents types, même s’il deviendra célèbre pour sa maîtrise de la garde fermée dos au sol.

Titulaire au terme de sa formation d’une ceinture noire de 3e niveau en Jiu-Jitsu, il est considéré comme un des combattants les plus dangereux de son époque dans ce domaine des arts martiaux mixtes. En plus de sa maîtrise du sol, sa boxe anglaise est de très haut niveau, lui permettant de sonner ses adversaires et d’obtenir si l’occasion se présente d’impressionnants K.O.

Ces qualités sont soutenues par un cardio impressionnant, « venant selon lui de son background en natation », lui permettant de mettre une pression intense sur ses adversaires pendant de longues minutes sans se fatiguer. Cette qualité vient également de son caractère pugnace et de ses qualités mentales construites durant les périodes difficiles de ses jeunes années. Cette combativité et ce désir de ne jamais abandonner lui ont également donné une incroyable capacité à encaisser les coups. Pour finir, son style provocateur sur le ring et cette capacité à accepter le rôle du méchant garçon en font un combattant très divertissant pour le public qui soit l’adore, ou adore le détester.

Une carrière qui force le respect

Avant d’arriver à l’UFC, Nick Diaz s’est fait un nom dans des ligues un peu moins médiatisées. Chez Ѕtrіkеfоrсе, il a fini champion du monde des poids mi-moyens et a détenu le record de défense de titres dans cette ligue. À la Wоrld Ехtrеmе Fіghtіng (WEC), il a également été champion du monde de sa catégorie de poids. Il a connu un peu moins de succès à l’UFC où en 37 combats, il en a remporté 26, perdu 9 et connu 2 combats sans décision.

Malgré le fait qu’il n’a pas fini champion, il a offert de nombreuses performances de haut vol et des rivalités hors du commun. Il a notamment affronté le Canadien Georges St-Pierre et le brésilien Anderson Silva, tous deux régulièrement cités lorsqu’on évoque le meilleur combattant de l’histoire du MMA. Mais plus que son palmarès sans ceinture à l’UFC, Nick Diaz est le créateur d’un type de combattant, le fameux style de Stockton, agressif, provocateur, endurant, pugnace, combatif et capable de donner sa vie dans l’octogone. Il est également un véritable cadeau dans la promotion des combats à cause de ses nombreuses frasques et de son franc-parler qui attirent une précieuse audience.

Il faut dire que cette facette de lui n’est pas un personnage. « Contrairement à d’autres combattants, je ne joue pas. Je n’ai pas d’autre travail. Se battre, c’est toute ma vie » , explique Nick Diaz. Cela l’amène parfois à pousser le bouchon un peu trop loin. Testé positif à la Marijuana en 2012, il a été suspendu un an, avant d’être suspendu pour 5 ans, en 2015, encore une fois pour consommation de drogues. Pas de quoi détruire l’image du Californien très apprécié par de nombreux fans de MMA.

À la retraite depuis cette suspension, Nick Diaz fait pourtant saliver tous les fans de MMA depuis quelques semaines. En effet, il devrait faire son grand retour ce 25 septembre à l’occasion de l’UFC 266 où il affronte un de ses plus vieux adversaires : Robbie Lawler. L’occasion pour Nick Diaz de prouver à tous qu’il n’a rien perdu de sa verve et que son style de Stockton, que son jeune frère Nate Diaz a valablement représenté jusque-là, est toujours aussi efficace.