Nom : Andrei Valeryevich Arlovski

Surnom : The Pit Bull

Date de Naissance : 4 février 1979 (42 ans)

Nationalité : Biélorusse

Taille : 1.93 m

Poids : 111 kg

Posture : Droitier

Palmarès : 32202

Catégorie MMA : Poids lourds

Style de combat : Sambo

Petite biographie

Bien des adjectifs viennent à l’esprit quand on mentionne Andrei « The Pit Bull » Arlovski. « Colossal », « spectaculaire » ou même « inusable », pour ne pas dire « historique ». Car Andrei Arlovski, s’il ne fait peut-être pas partie des noms qui parlent spontanément au grand public dans la discipline, n’en est pas moins un monument du MMA. A 42 ans, ayant 54 combats professionnels derrière lui, l’ancien champion UFC des poids lourds paraît infatigable.

Il naît dans la ville de Brabuysk, située au cœur de l’actuelle Biélorussie, le 4 février 1979, c’est-à-dire à une époque où ce territoire est encore un Etat satellite de l’Union Soviétique. Cette mise en contexte, naturellement, ne rajeunit pas notre sportif.

Des tapis de sambo à l’octogone

La légende veut que, comme beaucoup d’autres jeunes à toutes les époques, Andrei se soit tourné vers les sports de combat pour se défendre contre ses harceleurs et pour savoir sortir la tête haute des bagarres de rue. Toujours est-il qu’à la fin de son adolescence, il pratique le sambo, le judo et le kickboxing. Une polyvalence des styles qui paraissait déjà le prédisposer au MMA.

C’est en particulier à travers le sambo qu’il s’épanouit et qu’il obtient ses premiers résultats sportifs, les deux autres pratiques ayant pour lui vocation à compléter son panel de compétences. En 1998, le Biélorusse de 19 ans remporte les championnats européens juniors de sambo à Saint-Pétersbourg. Il sera aussi par deux fois médaille d’argent aux championnats du monde de ce sport.

Ces premières armes ne vont pas sans faire penser à celles réalisées quelques années plus tard par un autre très fameux champion de sambo passé au MMA, en l’occurrence Khabib Nurmagomedov. Il faut dire que la tradition slave de pratique de la lutte prédispose bien ses sportifs à se tourner ensuite vers le MMA.

Les débuts en arts martiaux mixtes

Andrei Arlovski n’attend pas longtemps pour se lancer dans le MMA. Son premier combat en professionnel se déroule le 9 avril 1999, cette fois encore à Saint-Pétersbourg. Le fait que cette première expérience se solde pour lui par un KO ne suffit heureusement pas à faire démordre « The Pit Bull », qui sait avoir trouvé là sa voie sportive.

Un an jour pour jour après son premier combat et sa première défaite, il devient champion M-1 Global européen dans la catégorie des poids lourds, qui est et demeurera la sienne durant toute sa carrière. D’avril à novembre 2000, il enchaîne quatre combats et les remporte tous.

Le dernier affrontement de cette année si déterminante pour lui est aussi son premier au sein de l’UFC : nous sommes le soir du 17 novembre 2000 à Atlantic City, où se tient l’UFC 28.

Une longévité exceptionnelle

Le faîte de la carrière sportive d’Andrei Arlovski est atteint dès 2005, puisqu’il obtient le titre de champion intérimaire UFC des poids lourds, puis le titre tout court sur décision de l’UFC la même année, le détenteur de la ceinture n’étant plus en mesure de la défendre.

Arlovski défend sa ceinture avec succès par deux fois et se la voit finalement ravir par Tim Sylvia en 2006, par TKO. Trois mois plus tard, il affronte à nouveau ce même Silvia pour récupérer son titre, mais là aussi c’est l’échec : défaite par décision unanime des juges. C’était la dernière fois que le Biélorusse combattait pour la ceinture.

S’il n’aura plus l’occasion de revendiquer un titre UFC, Andrei Arlovski ne va pas moins continuer à réjouir les fans par son sens du spectacle et sa superbe technique, offrant des performances solides et des combats haletants.

Ce sens du spectacle, justement, est l’une de ses caractéristiques : il aime se mettre en scène et il aime donner à voir au public. Voilà qui explique peut-être sa carrière parallèle et moins connue d’acteur.

Hors du MMA : une autre carrière

L’autre grande activité d’Andrei Arlovski, c’est donc le cinéma. Comme d’autres acteurs issus avant lui du combat et de l’haltérophilie, il y incarne le type de personnage que l’on imagine le plus volontiers pour un homme de son gabarit. Carrière secondaire pour lui cependant, tout au moins jusqu’à ce jour. Que ses rôles aient été d’arrière-plan n’est pas un problème, puisqu’une carrière se bâtit pierre par pierre : il n’a en revanche pas encore eu la chance d’avoir un rôle notable dans un film salué par la critique et les spectateurs – ce serait même plutôt le contraire.

Qu’importe, car notre homme de spectacle doit s’y faire plaisir. Il apparaît pour la première fois en 2006 dans le très oublié 8 of Diamonds. Meilleure pioche avec son film suivant, en 2009. Si Universal Soldier : Régénération ne fait pas l’unanimité, c’est cependant un film remarqué, grâce notamment à la présence du très populaire Jean-Claude Van Damme. Nouvelle association avec JCVD pour la suite en 2012 avec Universal Soldier : le Jour du jugement. Naturellement, Arlovski joue là un super soldat russophone.

Ça ne s’arrête donc pas là. Il apparaît dans un épisode de la série Limitless en 2015 et dans la série de télé-réalité Bully Beatdown. Il joue un malfrat russe anonyme dans Equilizer 2 en 2018 (il y est aussi cascadeur), et est en 2019 dans un film massacré par la critique et intitulé 717, puis enfin dans deux épisodes successifs de All Elite Wrestling : Dynamite en 2021.

Que ce soit en MMA ou au cinéma, Andrei Arlovski ne semble donc pas se fatiguer et avoir toujours autant le goût de la scène. Et cela pour sans doute aussi longtemps que son corps le lui permettra – en tout cas en MMA, car en tant qu’acteur il peut tourner encore bien des années s’il en a l’opportunité.

D’un point de vue strictement personnel, Arlovski est un homme rangé et installé. Marié et père, il est aussi, sans surprise, propriétaire d’un… pitbull, puisqu’il est un passionné de cette race de chiens.

Andrei Arlovski

Carrière professionnelle en MMA d’Andrei Arlovski

Andrei Arlovski est donc à lui seul une institution historique du MMA. Arrivé très tôt en UFC, il a su s’y faire remarquer par son style flamboyant et ses qualités de combattant.

Les premières armes d’un futur champion

C’est donc en sambo qu’Andrei Arlovski obtient ses premiers résultats. Il comprend cependant très tôt que son avenir serait plutôt vers le combat mixte. Complétant ses compétences en grappling par un entraînement diversifié, il intègre le MMA professionnel le 9 avril 1999 à Saint-Pétersbourg, dans le cadre du M-1 MFC – World Championship 1999. Première expérience douloureuse : le Russe Viacheslav Datsik lui inflige un sévère KO.

Qu’à cela ne tienne. Arlovski a 20 ans, la vie devant lui et il sait ce qu’il veut. Un an plus tard, le 9 avril 2000, le voilà de retour à Saint-Pétersbourg, cette fois pour le M-1 MFC – European Championship 2000. Deux combats le même jour et deux victoires : une par soumission, une par TKO. Il obtient ainsi le titre de champion M-1 Global européen des poids lourds : la machine Arlovski est lancée.

L’arrivée en UFC et la consécration

Dès le 17 novembre 2000, le voilà à l’UFC. Premier combat et première victoire, par une clef superbement placée sur un Aaron Brink qui a eu le tort de rentrer dans la garde de l’ancien champion de sambo.

S’il subit deux défaites consécutives en 2001 et 2002, il est ensuite invaincu jusqu’en 2006. Six combats, six victoires et surtout la consécration : le titre de champion UFC des poids lourds. D’abord intérimaire grâce à une victoire sur Tim Sylvia à l’UFC 51 (5 février 2005), c’est finalement le titre de plein droit qui lui est donné le 12 août par décision de l’UFC. Le champion précédent, Frank Mir, blessé dans un accident de moto, n’était en effet plus à même de mettre sa ceinture en jeu.

Cette ceinture, Andrei Arlovski la conserve jusqu’au 15 avril 2006. Ironie du destin : celui qui va non seulement la lui ravir, mais aussi l’empêcher de la reprendre, avait été battu à la fois par Arlovski et son prédécesseur Frank Mir. Tim Sylvia devient en effet à son tour champion le soir de cet UFC 59 en infligeant un TKO à Arlovski. Dès le 8 juillet 2006, le match retour confirme la domination de Sylvia, qui bat de nouveau son rival, cette fois par décision unanime.

Andrei Arlovski ne sera plus jamais champion, mais ne se lassera pas pour autant de combattre et conservera toujours son sens de la scène et du public.

De 2006 à 2014 : un combattant présent partout et toujours aussi actif

Après avoir perdu son titre, Andrei Arlovski dispute encore trois combats en UFC, qu’il remporte à chaque fois.

Puis s’ouvre pour lui une période diversifiée : il est présent dans de nombreux événements et y réalise des performances variables.

Il vit notamment une mauvaise expérience professionnelle avec son passage en Strikeforce : trois combats successifs et trois défaites. Cette organisation californienne de MMA, disparue en 2013 pour cause de rachat par Zuffa (autrement dit : pour cause d’absorption par l’UFC), fut une institution sur la Côte Ouest.

Entre son premier combat hors MMA en 2008 et son retour au sein de la fédération en 2014, il mène 14 combats, en remportant 8 et en perdant 5. Il retrouve pour la dernière fois Tim Sylvia à Manille, aux Philippines, pour l’événement ONE Fighting Championship 5. Leur dernière rencontre se solde par un no-contest pour un coup de pied illégal du Biélorusse.

Depuis 2014 : retour définitif en UFC ?

Le 14 juin 2014, c’est un combattant mûr de 35 ans qui retrouve les octogones de l’UFC à l’UFC 174. Un retour réussi puisque marqué par une victoire. Depuis 2013 et jusqu’en 2015, Arlovski connaît d’ailleurs une série de six victoires qui sera aussi sa dernière performance sur une telle durée. Vaincu cinq fois d’affilée entre 2016 et 2017, il ne connaît plus dès lors que des résultats en dents de scie.

La fin du « Pit Bull » ? Certains ont pu le croire, et pourtant… ! Même s’il est visible que son cardio n’est plus celui dont il disposait il y a vingt ans, c’est en tant que favori que l’ancien champion a entamé son dernier combat le 16 octobre dernier. Combat gagné par décision unanime, comme le précédent, grâce à la domination technique d’un homme qui peut s’appuyer sur une expérience solide et une grande intelligence technique.

Andrei Arlovski prévoit-il de se retirer ? On veut croire que son heure n’est pas encore venue, tant il a encore su prouver qu’il reste un combattant dont les prestations continuent d’offrir du combat de haute volée. N’importe quel amateur de beau combat ne peut, en tout cas, que lui souhaiter de connaître encore des victoires.

Palmarès d’Andrei Arlovski

Andrei Arlovski a participé à 54 combats en professionnel pour un palmarès de 32202. Il a remporté 32 victoires : 17 par KO/TKO, 3 par soumission, 12 par décision. Il a subi 20 défaites : 11 par KO/TKO, 2 par soumission, 7 par décision.

Devenu champion intérimaire UFC des poids lourds le 5 février 2005 à l’UFC 51, il reçoit la ceinture de champion UFC des poids lourds la même année par décision de l’UFC. Il conserve le titre jusqu’au 15 avril 2006.

Le 9 avril 2000, il est champion M-1 Global européen des poids lourds en remportant le M-1 MFC-European Heavyweight Championship à Saint-Pétersbourg.

En 1998, il est champion européen junior de sambo.