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Les origines de la discipline

Également connu sous les noms de « freefight », « combat libre », « combat ultime » ou encore « full-contact », le MMA descend en partie du pancrace antique, né il y a 2500 ans. La Grèce, la Turquie, l’Italie, La France, l’Espagne ou l’Égypte ont connu des duels de « pancratiastes » qui combattirent des heures. Ce type de combat prenait fin lorsqu’un participant perdait conscience, abandonnait, voire mourait. Seuls la morsure et les coups portés aux yeux étaient interdits.

Cela s’est ensuite davantage développé dans les années 20 au Brésil avec une nouvelle ère des arts martiaux mixtes qui apparurent grâce aux membres de la famille Gracie. Ils voulaient prouver l’efficacité de leur art avec le Gracie Challenge. Helio Gracie par exemple, n’a connu que deux défaites durant toute sa carrière de sportif, de 1935 à 1951. Son fils Royce Gracie a hérité de cette performance et brille lui aussi dans cette discipline, et ce, dans le monde entier. Leur discipline combinait des techniques de judo et de ju-jitsu héritées du champion japonais de judo Mitsuyo Maéda.

Par la suite, la victoire de Royce Gracie qui a marqué l’histoire du MMA est celle de l’Ultimate Fighting Championship (UFC) organisé le 12 novembre 1993 à Denver (Colorado). Il s’agit du premier tournoi de MMA médiatisé et diffusé en « pay-per-view » (paiement à la séance) après de nombreux combats préparés à l’écart de toute organisation. Après deux autres victoires de Royce Gracie, le combat libre atteint une nouvelle fois son apogée comme ce fut le cas dans les Jeux olympiques antiques en 648 av. J.-C. dans la Grèce Antique.

Cette discipline fut interdite de 1996 à 2001 dans de nombreux pays américains du fait du laxisme de ses règles au départ. Néanmoins, elle rencontre un énorme succès aujourd’hui. Les réglementations ont effectivement bien évolué depuis, et d’incroyables victoires continuent de faire parler de cette discipline.

 

Le principe du MMA

Le MMA repose sur un concept lié à la recherche des techniques de combat et arts martiaux les plus efficaces pour remporter une victoire. Les premiers affrontements réunissaient des combattants issus de chacun des arts martiaux pour répondre à une vieille question : quelle est la meilleure discipline pour un Un contre Un. Les pratiquants du combat libre combinent diverses techniques afin d’obtenir la force, la puissance et les mouvements qui lui permettent de gagner un affrontement.

À la base et dès l’époque de la Grèce Antique, le combat libre combinait la lutte au corps à corps et le pugilat. Plusieurs disciplines ont ensuite été introduites progressivement dans le programme d’entraînement des combattants. Les gestes autorisés sont limités par les règles édictées par chaque organisation MMA et qui prônent le respect de l’intégrité physique des pratiquants. Chacun choisit ensuite la combinaison de disciplines qu’il pense la plus efficace pour s’imposer sur le ring ou l’octogone (cage de forme octogonale et grillagée, une marque déposée de l’organisation UFC).

Jiu-jitsu brésilien, boxe traditionnelle, boxe thaïlandaise, karaté, lutte ou même sumo figurent dans le panel technique possible. Les différents coups dans les sports de combat sont généralement autorisés notamment les coups de poing, de pieds, de genou, et de coude. Ce n’est pas le cas des coups de tête, des morsures, du doigt dans les yeux (ou autres orifices) ainsi que des frappes portées aux parties génitales. Les étranglements, projections et techniques de soumission figurent également parmi les techniques autorisées.

 

Le déroulement des combats

Un affrontement se déroule sur 3 à 5 rounds de 5 minutes, en fonction de l’envergure de la compétition. Le match se termine (ou est arrêté) lorsque l’un des deux adversaires est mis K.O. ou lorsqu’il abandonne par un geste de la main. L’arbitre peut par ailleurs évoquer le K.O. technique (TKO) et arrêter le combat lorsqu’il juge que l’un des participants n’est plus en état de continuer. Si aucun de ces cas ne se présente, les juges désignent le gagnant à l’unanimité ou par un avis partagé.

En tant que combat libre, chaque affrontement dans le MMA est différent en fonction des disciplines pratiquées par les participants. Néanmoins, on peut distinguer trois étapes ou stratégies que les combattants doivent généralement passer pour vaincre leur adversaire. Il y a d’abord l’affrontement à distance en position debout, la phase d’accrochage, de contact ou de corps à corps toujours en position debout, et enfin le combat au sol. Chacune de ces phases désignées par « distance de combat » peut être exclusive dans un autre sport de combat, à l’image du corps à corps dans le judo.

L’affrontement à distance en position debout

Il s’agit de la distance de combat pratiquement immanquable dans la mesure où elle est adoptée dès le début d’un round. Les techniques de percussion sont les plus utilisées, à l’image de celle de la boxe, du karaté, du kick-boxing, du taekwondo ou encore du muai-thaï. Les coups de poing, de pieds, de genou et de coudes sont utilisés. Il est évident que les pratiquants de ces disciplines de percussion essayeront de garder le combat autant que possible en position debout.

 

L’affrontement au corps-à-corps ou clinch

prise du clinch entre deux combattantsLe clinch consiste à coller l’adversaire et chercher principalement à l’amener au sol par des techniques de projection ou d’amenée au sol. On peut également utiliser des percussions, notamment le coup de genou, souvent utilisé dans la boxe thaïlandaise. Les adeptes de la lutte, du judo, du sambo, du grappling et du ju-jitsu sont particulièrement à l’aise avec cette distance de combat.

 

L’affrontement au sol

Le combat au sol est la distance de combat qui permet le plus de provoquer la soumission de l’adversaire. Grâce à des techniques de lutte au sol, de percussions (Ground And Pound), de clés ou d’étranglements, un combattant peut effectivement avoir le dessus sur son adversaire, du moment que celui-ci a raté sa garde.

Les frappes prolongées au sol sans défense soutenue incitent souvent l’arbitre à arrêter l’affrontement et à attribuer la victoire à l’attaquant. Les clés et étranglements quant à eux peuvent induire l’abandon de l’adversaire. Les pratiquants du jiu-jitsu brésilien, de la luta livre, du sambo, du judo ou du jujitsu traditionnel y gagnent le plus dans cette distance de combat.

Quoi qu’il en soit, l’évolution permanente des techniques d’entraînement des combattants du MMA leur a permis de varier leur style afin de maîtriser autant que possible toutes ces distances de combat. Il n’est plus désormais question de spécialité sur telles ou telles disciplines, car chaque affrontement dépend de la lecture de l’adversaire et de la mise en avant de ses atouts.